Donc l'arrivée de l'IA à la DGFiP, c'est :
- 55% de fonctionnaires qui n'ont pas reçu d'information préalable à la mise en place d'une IA sur leur mission.
- 85% qui n'ont pas reçu de formation.
- 47,2% pour qui l'IA a réduit leur autonomie en conséquence des points précédents.
Et aussi :
- Des contrôles à faible enjeu qui s'ajoutent mais ceux à fort enjeu qui diminuent.
- Du management algorithmique : les tâches du jour sont en vert, passent en orange sous 2-3 jours, puis rouge après 5 jours.
On parle de management algorithmique quand l'agent'e devient l'assistant'e de la machine et en reçoit des instructions.
La hiérarchie dit que la réduction de l'autonomie est la cause de la perte des savoirs professionnels. C'est comme une punition un peu, là. Sauf que…
Sur le terrain, c'est pourtant le lien inverse qui est fréquemment exprimé. L'ensemble des enquêté'es déplorent une perte des savoirs et des expertises : « Le métier est vidé de sa substance avec une technicité totalement dévalorisée » avec des « procédures répétitives et inintéressantes ne nécessitant aucune connaissance particulière ».
Ces agents et agentes ne connaissent même pas les critères de sélection des dossiers par l'IA.
Iels ont l'impression de devenir des « presse-bouton », pour reprendre une expression redondante, qui réalisent des levées de doute et des traitements de masse sans ne plus faire appel à leurs connaissances fiscales.
#IA #syndicalisme