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Notices by Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Friday, 31-Jul-2026 16:42:38 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    La Mauvaise Conduite

    C'est pendant les vacances que passent à l'Assemblée les pires saloperies, ce n'est pas nouveau.

    Prenons le décret, majoritairement salué par la droite et même par une partie des enseignants, qui autorise les écoles à changer un élève d'établissement si ses parents se conduisent mal.
    Outre son injustice fondamentale, ce décret me paraît rompre avec un principe essentiel : dans un État de droit, on ne fait pas payer aux enfants les actes de leurs parents. Pas plus qu'on ne fait payer aux parents les bêtises de leurs enfants, par exemple en leur supprimant les allocations familiales.

    Je suis donc vent debout contre ce texte. D'abord parce que la sanction frappe la mauvaise personne, ensuite parce que la notion même de « mauvaise conduite », telle qu'elle est formulée, est d'un flou absolu. Où s'arrête la contestation légitime d'une décision ? À partir de quel moment un parent un peu véhément, une plainte insistante ou un conflit avec l'administration deviennent-ils une « mauvaise conduite » justifiant de changer un enfant d'établissement ?

    Un texte aussi imprécis ouvre inévitablement la voie à des interprétations arbitraires et lorsqu'il s'agit des droits d'un enfant, c'est tout ce qu'on veut sauf un détail.

    Je vais prendre un exemple personnel.

    Quand le Grem était petit, j'ai eu une engueulade galactique avec une psy et son institutrice. Elles étaient en train de m'expliquer, la bouche en cœur, que son AESH allait être « redéployée » auprès d'une petite fille atteinte d'un cancer. Traduction de la novlangue administrative : le Grem aurait moins de cours. Voire plus de cours du tout.
    J'ai rétorqué que j'avais dument noté la tentative de culpabilisation et le pathos C'est atroce, en effet, une enfant de cet âge atteinte ainsi. Mais le cancer de cette gamine n'était pas plus de la responsabilité du Grem que son autisme n'était de la responsabilité de cette petite. Leur problème d'effectifs n'était ni le mien ni celui de mon fils. Démerdassek mais sans déshabiller le Grem pour vêtir une petite cancéreuse.

    Au cours de la discussion, l'instit' m'explique aussi qu'elle n'ose pas dire non au Grem parce qu'il "risque de faire une crise"*. Je lui réponds que, depuis Chamberlain, on sait quand même ce que donnent les politiques de l'apaisement à tout prix. Bon, d'accord, ce n'était pas la comparaison du siècle. Ni pour l'instit', ni pour le Grem.
    Étonnamment, elles l'ont assez mal pris.
    La psy m'annonce alors d'un ton pincé que j'ai « un problème avec l'autorité ». Je lui réponds que moi, avec l'autorité, j'ai exactement zéro problème. C'est même un des outils de base de mon métier de prof et de mon rôle de mère. En revanche, elles, avec leurs compromis mouligasses, semblaient nourrir une relation franchement compliquée avec le mot « non ».

    Je suis partie en claquant la porte, après leur avoir annoncé qu'on se reverrait dans Sud-Ouest. Ce qui est effectivement arrivé et j'ai obtenu gain de cause.

    Alors, dites-moi : à quel moment serais-je devenue une « mère problématique » au sens du décret ?
    Quand j'ai élevé la voix ? Quand j'ai claqué la porte ? Quand j'ai contesté des professionnelles ? Quand j'ai annoncé que j'allais saisir la presse ?
    Je n'ai menacé personne. Je n'ai frappé personne. Je n'ai insulté personne (enfin Chamberlain, c'est debattable^^). J'ai simplement refusé de me laisser culpabiliser et utilisé le seul rapport de force dont je disposais.

    Parce que c'est ça, le problème. La « mauvaise conduite », c'est quoi ? Être désagréable ? Grande gueule ? Insistante ? Contester une décision ? Menacer de médiatiser une affaire ?

    Si le texte est incapable de tracer une frontière claire, alors cette frontière sera dessinée à l'humeur du chef d'établissement, de l'inspecteur ou du rectorat.

    Et c'est précisément pour ça que ce décret est dangereux. Pas parce qu'il permettra de sanctionner les parents réellement violents, ceux-là, on dispose déjà de moyens légaux pour les traiter. Non, mais parce qu'il permettra aussi de faire payer la note à des gamins dont le seul tort sera d'avoir des parents chiants, procéduriers, gueulards... ou simplement pas assez dociles.

    * En fait, non, le Grem ne fait de crise que si c'est pas prévu dans le cadre (et on voit le genre de cadre qu'elles promouvaient, les sans-épines-dorsales. )

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Sunday, 24-May-2026 16:59:56 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Comme on me l'a demandé hier, voici une petite histoire des noms de la famille…

    D’abord, il y a lui, Le Guéridon.

    Il a débarqué à un moment de ma vie où j’avais enfin compris combien le célibat était merveilleux. À 42 ans, j’avais ma chambre d’étudiante tardive, enfin… une bonbonnière kitsch totalement cohérente avec l’histoire des lieux : un ancien bordel des années 20 dans LA rue parisienne connue pour ça.
    (Non, ce n’est pas la rue Saint-Denis. Paris garde toujours quelques niveaux secrets.)
    C’était minuscule cette bonbonnière, si minuscule que lorsqu’un jour un ami m’a lancé :
    « Tu es tellement pansexuelle et avec des goûts de chiottes que tu te taperais une commode Louis XV pourvu qu’elle soit sympa. »
    J'ai répondu, outrée par l’atteinte à mon sens de l’aménagement intérieur :
    « T’es fou ? C’est tout petit chez moi. Je n’y ferais jamais entrer qu’un guéridon. »

    Erreur stratégique majeure, parce qu’à ce moment-là, le Guéridon existait déjà fourbassement quelque part dans l’univers, attendant simplement son heure pour surgir chez moi dans un grand envol de cheveux, de passion et de chaos sentimental. Une espèce d’apparition romantique complètement improbable, d’autant plus torride qu’elle nous a cueillis tous les deux totalement par surprise à un moment de nos vies où on pliait les gaules et on rendait nos cartes de pêche sans trop de nostalgie. On ne s’en est toujours pas remis, d’ailleurs.

    Ensuite il y a la Mutante.
    Surnommée ainsi parce qu’à neuf ans elle expliquait à son père, au mémorial de Caen, son scepticisme absolu concernant les accords d’Oslo. À dix ans, elle s’intéressait passionnément à la manière dont un marquis portugais avait construit un pont gigantesque au Portugal.
    Et surtout… elle SAVAIT REPLIER UNE CARTE ROUTIÈRE SANS SE TROMPER, (sisi on a testé parce qu'on est cons et qu'on aime Gotlib) à côté de ça, la télékinésie c’est de la petite bière.
    En revanche, dans la vie quotidienne, c’est Entropie : 100 / Mutante : 0. Les TDAH, cette grande aventure où ton cerveau peut analyser la géopolitique du Proche-Orient mais pas retrouver ses chaussettes.
    Elle a les cheveux bleus, se définit comme une créature de la nuit qui aime les poneys, et crée des JDR queer en anglo-américain avec une esthétique de gobeline gothique sous caféine.

    Comme nous avions déjà une Mutante, et que l’autisme identifié ressemble parfois un peu à un gremlin qu’on aurait nourri après minuit avant de le jeter dans une piscine, il y a eu le Grem.

    Le Grem, c’est ce moment où tu comprends que certaines personnes n’obéissent pas exactement aux mêmes lois physiques et sociales que le reste de l’humanité. Avec des compétences absolument surnaturelles dans certains domaines et, à côté, des bugs système totalement lunaires.
    Une autre logique, un autre système d’exploitation, une autre LANGUE (on a toujours l'impression qu'il traduit "en humain" dans sa tête avant de nous parler) .

    Quant au Lutrin…
    Le Lutrin est le fils d’un Guéridon, ce qui est déjà une origine sociale compliquée mais quasiment mythologique. Il fait de la musique, possède cette espèce d’énergie légèrement médiévale et inspirée des gens qui vivent avec une bande-son intérieure permanente (comme le Guéridon d'ailleurs) , il cultive des cyanobactéries, largue des cochons et des poules à ses vieux parents et je ne parierais pas ma main dominante sur sa neurotypie absolue non plus, à celui-là.

    Il sera dit que je n'aurais jamais eu d'enfant NeuroT sauf en classe. Est-ce que j'aurais su qu'en faire ? Le doute reste permis, je suis très heureuse avec ceux là ^^

    Et moi ?
    Moi, je me prends pour moi qui leur ai donné ces surnoms pour pouvoir parler d’eux en ligne sans révéler leurs identités secrètes.

    Mais avec le temps, ces noms ont fini par devenir autre chose : une mythologie familiale privée, une manière de raconter les gens tels qu’ils sont vraiment.

    Au fond, les noms officiels disent rarement grand-chose, alors qu’un Guéridon, une Mutante, un Grem ou un Lutrin, immédiatement, on voit les personnages entrer dans la pièce.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 27-Apr-2026 17:09:12 JST Jeanneadebats Jeanneadebats
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    • Albert ARIBAUD ✎

    @aaribaud si tu veux dire que je leur ai envoyé une lettre salée de mise en demeure de retirer cette merde d’internet , ouais. ^^

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 27-Apr-2026 16:16:46 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    et donc un site quasi uniquement rédigé par IA commente un livre que ...

    JE N'AI PAS ÉCRIT :

    (je suis très agacée)

    https://www.blog-orthographique.fr/fiche-lecture/hephaistos-le-jeu-des-reflets-par-jeanne-a-debats/?fbclid=IwY2xjawRb6NBleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBZS1ZwMGZkd1hUU2VRa0JZc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHp5CGR4tPtIDNaaZhNo-22qMEKiIo9L54dyJFaHNjzorqWsdLSjZGpvfs_8e_aem_hVp12FiMAjI6Yg4UR0y59A

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    1. Domain not in remote thumbnail source whitelist: www.blog-orthographique.fr
      Hephaistos, le jeu des reflets par Jeanne-A Debats - Fiche lecture complète
      Découvrez {{title}} sur Blog Orthographique. Informations, détails et ressources pour vous accompagner.
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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Sunday, 08-Feb-2026 16:39:33 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Chatmage

    C'était en 2018, nous venions d'acheter une vieille maison à retaper dans les Landes, en prévision de nos vieux jours...

    (et puis il y a eu le covid, une certaine horreur de Paris sous la botte des flics, et la maison est devenue LA MAISON définitive -- on retape toujours en revanche).

    Sur le côté gauche de cette maison, il y a un grand garage qui à l'époque était tout encombré de trucs-qui-pourraient-servir-un-jour appartenant à l'ancien propriétaire et qui désormais est tout encombré de trucs nous appartenant ( la proportion d'autres trucs-qui-pourraient-servir-un-jour a baissé au début, mais ça remonte).

    Je trimais dans le jardin ce jour-là quand un bruit épouvantable m'y a menée. Je n'ai d'abord vu qu'une queue , orange, touffue, qui s'agitait en tout sens. Et pour tout dire, j'ai cru que c'était un renard. J'ai crié bêtement par réflexe. Le bidule orange a fait un bond extraordinaire, à la fois vertical ET pivotant face à moi (genre Matrix SANS le coup de pied retourné final) , tout en me crachant à la figure.

    Il m'a foutu la trouille, ce con de chat.

    Il m'a filé entre les jambes en m'engueulant tout ce qu'il savait, tout en se réfugiant vers le champ derrière. Je l'ai injurié à mon tour. Puis, j'ai oublié. J'ai bien vu qu'il trainait dans le coin, mais je ne m'en suis pas occupée, me contentant d'échanger des insultes avec lui de loin en loin.

    Nous ne nous aimions pas.

    C'était même le premier chat que je n'aimais pas ever. Une anomalie. Une exception totale pour confirmer la règle absolue. Et c’était massivement réciproque.

    Je le trouvais laid. Je le trouvais gros au lieu d'être juste râblé, je le trouvais orange et pas roux, je le trouvais mal peigné au lieu d'angora. Et lui de son côté, allez savoir le portrait qu'il se dressait de ma pomme, ça devait être jojo aussi.

    Et puis voilà qu'on s'installe définitivement et que Timini, le Tout Premier Chat s'invite chez nous, premier habitant de l’arche* qu’allait devenir notre coin des Landes. Entre lui et le gros roux, la bataille du territoire commence et Timini perd. Il perd salement, chaque fois.

    J'en viens à chasser l'autre au jet d'eau pour que Tim puisse profiter de SON jardin. C'est alors que la voisine commence à entamer des relations plutôt amicales avec le vieux sauvage; elle lui donne un nom "Pacha". ça ne lui va pas trop mal. Et de fil en aiguille, il devient maître de son jardin à elle. Il vient moins chez nous, se fait quand même recevoir à coup de jets d'eau quand il oublie. Mais Timini le Tout Premier Chat peut vaquer tranquille. Et tout va bien.

    Nous sommes genre en 2020. C'est alors que sa maîtresse décide de partir en vacances et nous demande de nourrir ses chats, Petit Gris qu'on gardera comme invité chez nous, la noire qui vit dans la maison de son humaine ET Pacha qui continue à être un demi sauvage de dehors. Ce dont nous nous acquittons sans souci.
    Et alors... Eh bien, le vieux truc s'est senti seul, très seul, sans son humaine de service, et tandis que je changeais les gamelles, il est venu se frotter contre mes jambes, a réclamé des grattouilles.

    Il m’a totalement sidérée. Je suis restée paralysée d’horreur tandis qu’il faisait des huit entre mes mollets. Je me suis dit "Merdre, le salopiot". Mais comme je suis viscéralement incapable de résister à la faim de tendresse d’un être vivant, j’ai cédé, gratouillé, tapoté, frotté.
    C'était fini. Malgré la méfiance et l'antipathie qu'il m'inspirait, j'ai continué. Et chaque jour j'ai gratouillé. Comme je venais avec Leika, la border collie truffe, ils sont devenus les meilleurs copains du monde.

    Comme plus tard , il deviendrait aussi meilleur copain du monde avec Vegas, le colley cool, le chien des autres voisins.
    Et plus tard , bien plus tard, j'étais la seule à pouvoir lui virer les dreadlocks que son pelage trop abondant qu’il trainait comme une cape de vieux super vilain fatigué.
    Il venait tous les jours me dire bonjour au moins une fois, jouer avec Leika ou nous observer de loin en clignant des yeux au-dessus d’une meule de foin au soleil.

    La voisine l'a trouvé mort hier, et je suis chagrin.
    J'aimerais tant qu'il y ait un paradis des chats où il a retrouvé Petit Gris et où un ange lui démêle la fourrure...

    Il n'y a qu'avec les chats que je supporte la métaphysique, même les très mauvais chats qui surgissent dans ton garage et s’installent dans ton cœur par surprise.

    * 1 lézard, 1 cochon, 1 canard, 2 tortues, 5 chats, 6 poissons.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Wednesday, 31-Dec-2025 00:07:40 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Notes pour la prochaine mort d'une personne "polémique "

    a) Non, il ne s’agit pas de cracher sur un.e mort.e. Il s’agit de refuser la pluie de couronnes en plastique et les violons automatiques dès que quelqu’un claque. La mort, c'est pas du Saint Marc à l'eau bénite. ça ne blanchit rien, ne gomme rien et n’absout rien.

    b) Non, ce n’est pas de la lâcheté contre quelqu’un “qui ne peut plus se défendre”. D’abord parce que tout ça, on l’a dit de son vivant, souvent à voix haute, souvent dans le vide. Ensuite parce que mort ou pas, son œuvre, ses idées, son pouvoir continuent de nous tomber dessus en un putrin d'héritage toxique.

    c) Oui, c’est politique. Très. C’est refuser l’hagiographie sous perfusion, la minute de silence de la pensée, le grand révisionnisme funéraire où les saloperies deviennent des “zones d’ombre” et les victimes directes ou collatérales des “controverses”.

    d) Et surtout, ça ne s’adresse pas aux morts. Ça parle aux vivants. À ceux qui célèbrent aveuglément comme à ceux à qui on intime de se taire, d’applaudir, de ne “de ne pas haïr”. C’est dire : non, je ne marche pas. Je ne confonds pas politesse et amnésie. Je ne signe pas le contrat de bienséance post-mortem.

    signé "le camp du bien" qui vous emmerde parce qu'il a une mémoire non sélective.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Wednesday, 03-Dec-2025 19:39:12 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Spé dédicaces aux mansplainneurs de la BD

    Quand, face à un acte militant, ton unique ou première réaction c’est de te fixer sur un mot militant, (inclusif, féministe, ou le bon vieux caca woke ) en expliquant gravement que ça brouille l’écoute et que « c’est nuisible à la cause », y a un moment où faut arrêter les conneries.

    C’est pas l’écoute que ça brouille.
    C’est TES COUILLES que ça broute.

    Parce qu’en vrai, la cause elle-même t’emmerde. Elle te met mal à l’aise, elle t’oblige à te positionner, et t’as pas envie. Alors tu fais diversion : tu chipotes sur le vocabulaire, tu te déguises en dircom, tu fais mine de vouloir aider.

    Et quand, en plus, t’es un mec et que tu passes ton temps à expliquer à des putrins d'AUTRICES quels mots elles devraient employer pour être audibles…

    on n’est même plus dans le débat d’idées. On est dans le mansplaining premium.

    Qui t’a demandé ton cours de lexique, Coco ? T’es prof de quoi, exactement, à part de recadrage paternaliste ?

    C’est simple, basique : si la cause t’importait, tu la soutiendrais, même quand elle te dérange aux entournures. Tu n’ouvrirais pas ton clapet au premier mot qui grince, justement pour PAS lui NUIRE à la cause, en la noyant sous des arguties lexicales.

    Mais comme tu t’en branles en chœur et en cadence, tu préfères expliquer comment les autres devraient parler, plutôt que d’assumer ce qui t’importe VRAIMENT, c’est de reprendre la main.

    On est dans le réflexe de domination classique, quand la parole ne t’appartient pas, tu tentes de la recadrer.

    Bref, tu ne veux ni écouter ni soutenir.
    Tu veux reprendre le micro.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 24-Nov-2025 17:02:19 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Flow

    La voisine nous l’amena, peu de temps après la sortie du film dont il porterait le nom. Noir, minuscule, les yeux immenses ouvert sur deux prunelles d’un jaune radioactif, une petite tache blanche, une trace de pinceau sous le museau, sans doute histoire de n’être ni un chat noir, ni un tuxedo. Mais si on regarde de près la fourrure de la bête au repos (rare, trop rare moment), on constate ici et là des piquetis de poils blancs uniques, comme des poignées d’étoiles très lointaines dans un champ galactique.
    Bref c’est ainsi que Flow est monté dans l’arche Debats/Cotte. On m’a dit que les chats noirs étaient particulièrement intelligents, la version chats de ces mutants qui savent replier (et désormais LIRE) une carte routière sans jamais se tromper de pliure.
    J’y crois désormais sans effort.

    Flow, c’est la version ingé du chat. Celui qui veut comprendre la cause secrète des choses...

    Les chats, par principe, nous suivent partout. Notamment aux toilettes. Ce que j’avais réussi à obtenir de mes enfants, qu’on me laisse tranquille dans cet endroit pour le moins intime, je ne suis JAMAIS parvenue à l’imposer aux chats, tous nos chats. Mais Flow, lui il a un autre intérêt que profiter bassement qu’on soit obligé de rester assis un moment avec de délicieuses cuisses nues à lacérer d’amour.

    Impossible de tirer une chasse d’eau sans qu’il déboule comme un expert de la Compagnie des Eaux. Il se perche au bord, observe la cascade avec gravité, puis disparaît en fulgurant parce que les éclaboussures, ça, ce n’est pas dans son cahier des charges.

    Il a aussi développé une obsession professionnelle pour les circuits de nourriture. Dès que j’ouvre le placard, Flow se dresse comme un contrôleur des stocks, suit précisément la trajectoire du sachet, mémorise l’étagère. Logistique, inventaire, optimisation. Ce chat fait du supply chain management.

    Dans le jardin d’hiver, on a un interrupteur qui allume en même temps les poissons et les tortues. Flow connaît parfaitement la manœuvre. Parfois il attend le clic pour foncer vérifier que les bulles bullent, et que les UV uvent. Mais parfois il anticipe, se plante devant l’interrupteur et fixe mon doigt, genre un superviseur qui ne veut rater aucune étape de la procédure.

    Sans parler de la fontaine à eau. Flow grimpe sur la table, observe la formation des bulles avec toute la concentration d’un chercheur du CNRS. Puis, forcément, il met la patte pour boucher l’arrivée d’eau et voir comment réagit le système. Il obtient sa bulle, il est ravi, puis se rend compte que l’eau est toujours aussi mouillée que la dernière fois Résultat : il finit vexé, et secoue la patte comme si la physique elle-même lui manquait de respect.

    Et pour tout dire, c’est le seul de nos animaux que les aspirateurs, brosses, balais passionne, les autres sont déjà loin planqués sous des étagères que lui teste ce bout qui aspire avec précaution, mais très vif intérêt.

    Hier, le Guéridon plantait des clous. Beaucoup de clous. Trois de nos félins, s’étaient carapatés, outrés, le Timini observait la chose de loin avec réprobation. Mais Flow, Flow... c’est tout juste s’il n’avait pas la tête sous le marteau pour voir. Il s’est installé pile sur la planche, le museau collé à l’action. Il suivait chaque geste avec une intensité de spectateur de théâtre. Pour rire, le guéridon lui a fait une démonstration spéciale.

    Flow n’a rien raté. Pas un mouvement. Quand le marteau a été posé, il est allé le tapoter de la patte.

    Voilà Flow, le chat qui prend chaque phénomène comme une affaire personnelle.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 10-Nov-2025 03:27:28 JST Jeanneadebats Jeanneadebats
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    • Zélie

    @zelie_adele j'aurais admis qu'elle fasse ça sous couvert de pédagogie , mais juste pour vous balancer une mandale, je capte pas

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Thursday, 30-Oct-2025 23:38:47 JST Jeanneadebats Jeanneadebats
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    • Albert ARIBAUD ✎
    • f2

    @f2 @aaribaud bon ok je me suis laissée emporter ^^

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Tuesday, 07-Oct-2025 17:14:21 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Bon, ouais,on râle, on râle de voir ces branquignols palper autant pour si peu...
    Mais honnêtement, qui d'entre nous ne paierait pas deux fois autant (que nous n'avons pas , ok) pour que...

    SURTOUT...
    SURTOUT...
    SURTOUT...

    iels ne fassent RIEN.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Friday, 26-Sep-2025 16:15:40 JST Jeanneadebats Jeanneadebats
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    • BoipiSigre

    @pirboazo Je suis née en 65, donc oui, boomer. Et justement parce que j’en suis, je peux me permettre de le dire sans fard : notre génération a grandi dans du velours. Les Trente Glorieuses, c’était l’école publique qui fonctionnait, la fac presque gratuite, le boulot assuré même sans diplôme, le pavillon payé en vingt ans, la retraite garantie. Bref, un monde où l’État servait encore à quelque chose d’autre qu’à gérer des miettes. On a grandi avec cette idée que la roue tournait toujours dans le bon sens. Résultat : beaucoup de boomers regardent aujourd’hui le chaos comme s’il s’agissait d’une anomalie temporaire, d’un accident de parcours, alors que c’est le fruit direct de décennies de politiques.

    En Mai 68, nos aînés descendent dans la rue pour réclamer plus de liberté, plus de justice. Très bien. Mais une fois installés, que font-ils ? Ils reprennent la main sur le système, l’institutionnalisent, en tirent les bénéfices. Puis vient le grand virage des années 80 : libéralisation à tout crin, culte du marché, casse du service public. Et qui est aux manettes ? Toujours les boomers. De gauche comme de droite, ils avalent la pilule du néolibéralisme, signent Maastricht, dérégulent, privatisent, expliquent que « l’État ne peut pas tout ». Pendant qu’ils s’assurent leur retraite pleine et leur patrimoine immobilier, ils regardent l’école, l’hôpital, la justice s’effriter en haussant les épaules.

    Et aujourd’hui, voilà le résultat : une prof de 66 ans, usée mais encore au front parce que le système la tient debout à coups de rustines, qui se fait planter par un gosse paumé, jamais suivi, jamais pris en charge. Pourquoi ? Parce qu’on a fermé des lits d’hôpitaux psychiatriques, supprimé des postes de psy scolaires, asphyxié les structures d’accueil. Tout ça au nom de l’efficacité budgétaire, de la sacro-sainte rationalisation. Qui a validé ce saccage ? Nos boomers au pouvoir.

    Alors oui, je généralise. Et non, je ne m’excuse pas. Parce que le fameux « pas tous les boomers » n’est qu’une déclinaison du not all men. Bien sûr qu’il existe des exceptions, des résistants, des gens qui se sont battus. Mais l’histoire ne se fait pas avec des exceptions, elle se fait avec des tendances lourdes. Et la tendance, c’est celle d’une génération qui a conduit le camion à fond dans le virage néolibéral, et qui s’étonne aujourd’hui qu’on soit dans le fossé.

    Qu’on ne me parle pas de « fragilité des jeunes ». Les jeunes ne sont pas fragiles. Ils vivent dans un monde plus dur, plus anxiogène, plus inégalitaire que celui qui nous a portés. Fragiles ? Non. Écrasés par la violence du présent, oui. Et voir des retraités maison payée, pension garantie, expliquer depuis leur confort que « les gosses n’ont plus de repères », c’est obscène.

    La vérité, c’est que la génération de nos parents et la notre ont trahi leurs promesses. (mes parents se sont connus sur les barricades, avant de mourir ils serraient la main de Boris Vallaud) On a crié « interdit d’interdire » pour finir par verrouiller les institutions. On a brandi Marx et Bakounine avant de voter pour l’Europe du marché unique. On a chanté Ferré et Ferrat avant de signer la privatisation des télécoms et d’applaudir les charters de Pasqua. on a, en somme, remplacé l’élan d’émancipation par une gestion de rentier. Et aujourd’hui, on joue les innocents devant les ruines qu'on a nous-même validées.

    Alors oui, je généralise. Parce que la généralisation, ce n’est pas de la dentelle rhétorique, c’est une massue. Et pour dire l’état du pays, le scalpel des nuances individuelles ne suffit pas. Le marteau, c’est l’outil adapté. Et moi, boomer née en 65, je dis qu’il est temps d’assumer nos responsabilités : on a bâti un monde où une prof de 66 ans peut encore se faire poignarder par un gamin sans psy. Et ça, ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une génération, la mienne, qui a troqué la révolte contre le confort.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Thursday, 25-Sep-2025 21:18:27 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Un gamin a voulu poignarder sa prof.
    Il a raté. Il s’est planté lui-même.
    C'est tragique de bout en bout.

    Une prof de 66 ans qui enseigne encore. Rien que ça, déjà, c’est insupportable. Elle devrait être en train de profiter d’une retraite bien méritée, pas à se prendre la faillite des institutions en pleine figure. Parce que c’est bien de ça qu’il s’agit : une faillite, massive, prolongée, et qu’on repeint à chaque drame avec la même peinture écaillée.

    Ici on sort la carte de l'enfance malheureuse et c'est vrai qu'avant de péter son câble, avant de se réfugier derrière la svastika, le minot, il avait morflé. Or soyons honnêtes : si le gosse avait été musulman, et tout aussi frappadingue, on n’aurait pas eu droit au chœur compassionnel. Pas d’« enfance malheureuse », pas de « système défaillant ». On aurait eu droit au combo habituel : la menace, l’ennemi intérieur, le danger pour la République. C’est là qu’on voit la hiérarchie des excuses et le nuancier épidermique.

    Reste le fond du problème : la santé mentale des mômes. On se contente de bricoler deux heures de « sensibilisation » et quelques cellules d’écoute en catastrophe après le drame.

    Alors que la génération actuelle est plongée dans un bain d’anxiété que les boomers n’ont jamais connu. Les mêmes boomers qui, bien planqués dans leurs pavillons payés au prix d’un tricot, viennent vous expliquer que c’est la faute aux parents et à l'émigration.

    Alors que tout concourt à broyer les gamins : climat, guerre, réseaux sociaux saturés de violence, école transformée en usine à cases. Et une psy scolaire pour mille élèves, quand elle n’est pas en burn-out.

    Pendant ce temps, les écoles privées, grasses de subventions publiques, se permettent de refuser les filles dans leurs lycées ou d’encourager la prière en classe comme ce bahut vendéen.

    Autrement dit, elles sucent le fric du public, notre putrin de fric ou plutôt ce qui nous reste après que les ultrariches se soient gavés, pour s’asseoir tranquillement sur la laïcité et l’égalité, le tout en se drapant dans leur vertu de « choix éducatif ».

    Et après ça, on viendra encore nous chanter que « l’école tient debout ». Debout, oui, comme une baraque pourrie rafistolée au chatterton. Les profs tiennent au café, les gosses aux cachetons, et tout le monde fait semblant que ça roule. Mais ça pue la moisissure, ça craque de partout, et il suffirait d’un pet de travers pour que tout explose, la preuve.

    Et personne ne bouge, parce que la main qu’il faudrait tendre a déjà été bradée pour combler le déficit, lui-même creusé par les cadeaux mirifiques faits aux ultra riches.
    Résultat, l’école crève pendant que les yachts se payent des piscines et des ponts supplémentaires.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Thursday, 18-Sep-2025 17:47:46 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Et sinon, le festival étrange Grande fait une expo Harry Potter

    devant la bronca, iels ont pondu un communiqué (de merde).

    J'ai été DA (scoop) je sais reconnaître un communiqué gaslight.
    je vous colle l'anti brouillard :

    « Bonjour à toutes et à tous »
    Mesdames, messieurs, préparez vos mouchoirs, ça va enfumer sec.

    « Depuis plusieurs jours, des interrogations ont émergé concernant la présence d'une exposition dédiée à l'univers de Harry Potter »
    On pensait que personne ne broncherait, raté.

    « Ces réactions reposent principalement sur deux points : le risque d'enrichir J.K. Rowling… et le fait de donner de la visibilité à son œuvre »
    Oui, c’est exactement ça. Vous avez raison. Mais on va quand même vous expliquer pourquoi on s’en fout.

    « Nous ne cautionnons en aucun cas les propos et actions de J.K. Rowling »
    On est contre la transphobie… sauf quand il s’agit de l’exploiter pour vendre des billets.

    « Nous considérons que l'univers de Harry Potter fait aujourd'hui partie du patrimoine culturel collectif »
    Elle est toxique, mais elle rapporte. Donc on recycle l’argument UNESCO pour justifier le tiroir-caisse.

    « C'est dans cet esprit que nous maintenons l'exposition »
    Vous croyiez qu’on allait reculer ? Haha non, business first.
    C’est trop gros pour qu’on s’en passe. Donc au diable l’éthique, vive le patrimoine.

    « Programme très riche et diversifié »
    Oh un papillon! .

    « Cette 4e édition met à l’honneur Anne Rice »
    On a collé une autrice queer-friendly comme paravent. Merci Anne, bouclier humain posthume.

    « Nous ne sommes évidemment pas là pour enrichir ou promouvoir une milliardaire »
    Ce qui tombe bien, c’est qu’on le fait quand même, mais en prétendant le contraire.
    En pratique, c’est exactement ce que fait une expo Harry Potter. Chaque photo, chaque affiche, chaque badge renforce son empire culturel.

    « Notre impact réel se situe ailleurs : mettre en lumière et soutenir les auteurs, autrices, maisons d’édition… »
    Regardez nos jolies vitrines locales, et oubliez le gros panneau Harry Potter qui trône au milieu.
    Plus le fameux « on fait tellement d’autres choses bien qu’on peut se permettre une tache ». Ou le greenwashing appliqué à la culture.

    « Valeurs d’ouverture et de diversité »
    Sauf pour les personnes trans, bien sûr, mais bon.
    Bref :
    Rowling est problématique, on le sait, mais son univers rapporte donc merci à ceux qui vont venir, EUX feront vivre l'imaginaire, les autres rabats joie on sait même pas qui vous êtes.

    (à deux doigts du victime-blaming, de toutes façons les spectateurices transphobes et autres joyeuxes séparateurices en oeuvre//auteurice s'en chargeront dans les coms)

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Saturday, 13-Sep-2025 18:11:11 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Merde, Philippe Ward est mort.
    Mon tout premier, tout premier, éditeur, quand j’étais à peine moi-même, quand je ne portais même pas encore mon nom.
    Avec Rivière Blanche, il avait ouvert la porte à tant d’auteurs et d’autrices, jeunes ou pas, que l’édition classique boudait. Il donnait une chance, simplement, sans bruit, mais avec cette fermeté tranquille des gens qui savent pourquoi ils sont là. Et son Rivière Blanche, je l’adorais : une véritable respiration, une vie parallèle, souterraine, offerte à la SF. Un des rares lieux où le fandom français existait vraiment, sans emphase, sans snobisme et sans rejet d'aucune sorte, où il se reconnaissait, où il tenait debout malgré tout.
    Philippe était affable, discret, et pourtant incontournable. Dans l’idée que je m’étais faite de lui, rien n’était plus éloigné de lui que son vrai nom. C’est peut-être pour ça qu’il avait choisi d’être Ward : pour ce clin d’œil à L’Affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft, un de ses incontournables, une de ses passions.
    Et puis il y avait l’auteur aussi, qui écrivait comme il vivait : avec chaleur, avec sincérité.
    Je ne le connaissais pas intimement, mais il a toujours été là, dans mon paysage, dans ma mémoire de la SF française ou pas, dans ce « toujours » rassurant qui semblait ne pas devoir finir.
    Et voilà que ce toujours est brisé, ça fait très drôle Philippe. Adieu.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Friday, 12-Sep-2025 18:14:42 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Des news de l'éducation nationale dans ses oeuvres :

    Remedium, l'auteur de bandes dessinées "Cas d'ecole" a été convoqué par la police.

    Pour diffamation.
    Plainte déposée par une inspectrice d'académie du Cantal et son équipe.

    Son dernier strip racontait le cas de Caroline, institutrice à Moussanges, visée par des tags homophobes, Remedium y soulignait le manque de soutien de la hiérarchie envers l'enseignante.

    Ah pour les procédures bâillon iels sont rapides.
    Moins pour soutenir les proffes, évidemment

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 18-Aug-2025 16:52:38 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Cause we need things like that

    (emprunté à Janet Morrissey de Baltimore)

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Monday, 16-Jun-2025 15:56:53 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Nos responsables politiques s’alarment du prétendu manque d’empathie chez les jeunes.
    Ils accusent tour à tour les parents démissionnaires, les jeux vidéo violents, l'école en déshérence (faute à qui , camarade ? ) ou, pour les plus subtils, le confinement , tout sauf eux-mêmes.

    ET CHAQUE PUTRIN DE JOUR, ils se montrent cyniques, glacés, prêts à piétiner quiconque et à sacrifier tout ce qui reste de beau, de fragile, de vivant pour une minute de pouvoir et une pièce d’or.

    Ce sont tout aussi bien leurs discours pleins de morgue, leurs lois sans amour, leur mépris érigé en doctrine qui ont appris à toute une génération que ressentir, c’est s’exposer, et qu’il vaut mieux frapper le premier que vivre ensemble.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Saturday, 14-Jun-2025 16:28:39 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    Nogent. Encore un gosse qui tue.
    Et aussitôt, les ministres de déployer leurs discours martiaux, les mêmes éléments de langage servis tièdes jusqu’à la nausée : « sécurité renforcée », « autorité réaffirmée », « sanction immédiate ». Et dans la foulée, quand l’incompétence devient doctrine : interdire les couteaux.
    Sérieux. Interdire les couteaux. Comme si l’on pouvait résoudre la violence adolescente à coups de circulaires contre les couverts. La prochaine fois, ils interdiront les stylos quatre couleurs. Ou les mains.
    Le problème n’est pas dans l’objet. Il est dans l’absence. L’absence de soins, de regards, de présence adulte formée, attentive, bienveillante (oui, bienveillante, ce n’est ni un gros mot ni une marque déposée de bobo gauchiasse sans gonades. Juste le minimum vital pour entendre et voir ce qui ne va pas, avant que ça n’explose.)
    Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, professeure d’espagnol, mourait poignardée en plein cours à Saint-Jean-de-Luz. Comme à Nogent, personne n’avait rien vu venir. Parce qu’il n’y avait personne pour voir. Pas de psy. Pas d’infirmier·e. Trop peu de personnel d’éducation. Pas d’alerte possible dans un désert humain.
    Et à chaque fois, on nous ressort les uniformes, les contrôles, les portiques, les brigades anti-terrorisme pour mineurs. On fait semblant de croire que la force réglera a posteriori ce que l’écoute aurait pu désamorcer.
    Mais non : la force ne crée pas le respect. Elle crée la peur. Et seuls les abrutis (ou les gouvernants cyniques) confondent les deux. Le respect naît de la considération, de la confiance, du lien. La peur, elle, engendre le silence, la haine, la dissimulation… et la violence explosive.
    Vous voulez vraiment que les gamins arrêtent de craquer ? Commencez par cesser de les traiter comme des bombes à retardement, des ennemis intérieurs, des bêtes sauvages qu’on dresse à coups de sanctions. Éduquer n’est pas dompter. Et une société qui a aussi peur de ses propres enfants vaut-elle seulement la peine qu’on s’y engage encore ?
    C’est une vraie question.
    Mais on préfère l’affichage. Des gendarmes à l’entrée des collèges comme on met un pansement sur une hémorragie. Une communication musclée à la place d’une politique de santé. Pendant ce temps, la réalité, elle, s’en fout : psy scolaires absents ou cramés, médecins scolaires disparus, profs isolés, assistants sociaux sous-payés, tous au bord du burn-out.
    Et l’État ? Il serre. Il serre les budgets santé et culture comme il serre les poings. Et il écrase les enfants contre les murs qu’il dresse plus hauts, plus gris, plus menaçants.
    Ce système ne veut pas des vivants. Il veut des soumis. Des jeunes bien sages, cadrés, à genoux, silencieux, qu’on dresse comme on ne dresse même plus les chiens, à coups de menaces et de privations. Et quand l’un d’eux explose, on feint la surprise. Mais tout le monde savait. Tout le monde sait. Sauf qu’on ne paye pas pour savoir. On paye pour punir.
    Nogent n’est pas un accident. C’est une sirène d’alarme parmi tant d’autres, qu’on laisse hurler dans le vide. Il n’y a pas de fatalité. Il n’y a que des choix.
    Le choix de préférer des portiques à des psys. Des flics à des éducs. Le choix de frapper plus fort les enfants au lieu de les écouter. De les gifler en public quand ils vous font les poches, comme s’il fallait les dresser à l’humiliation.
    Le choix de réprimer encore, toujours, plutôt que de prévenir enfin.
    C’est un choix politique.
    C’est un choix criminel.
    Et tant qu’on continuera à confondre la peur avec le respect, à interdire les couteaux plutôt qu’à soigner les plaies, à parler de fermeté quand il faudrait parler de présence humaine, il y aura d’autres Nogent.
    Et d’autres morts.

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    Jeanneadebats (jeanneadebats@eldritch.cafe)'s status on Tuesday, 10-Jun-2025 15:09:37 JST Jeanneadebats Jeanneadebats

    C’est vrai qu’il faut un sacré culot pour parler d’humanité quand on est jeune, femme, et qu’on ne demande pas pardon de ne pas ne porter une cravate et un chromosome Y.

    Et puis dès qu’une femme ouvre la bouche pour autre chose que sourire, elle est soit hystérique, soit en quête de likes.

    On peut dire bien des choses de Rima Hassan, et on s'est pas gêné pour Greta Thunberg, cet appeau à connards plus puissant que Sandrine Rousseau, mais ce ne sont pas des selfie stars, ce sont des miroirs et ce qu'on y voit vous déplait, c'est tout.

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